Mon premier texte publié sur http://revebebe.free.fr et sur http://fesrouge.free.fr
Un samedi gris et pluvieux en direction d’un fameux café de Lyon. A mesure que je m’approche de ce lieu de rendez-vous, une angoisse sourde m’étreint. Je me demande quelles forces mystérieuses guident mes pas. Perdu dans mes interrogations et sans vraiment m’en rendre compte, je pousse la porte et scrute la foule qui est dense en cette fin d’après-midi. Je la vois immédiatement. Elle a posé ostensiblement sur la table, le magazine féminin qui devait me servir à la reconnaître. Je m’approche.
Arrivé à sa hauteur, je balbutie un timide « Bonjour, je suis Jérôme » et elle m’invite d’un geste à m’asseoir. Pendant que nous débitons à tour de rôle quelques banalités d’usage, je me remémore l'annonce que j’ai passée sur quelques sites « Jeune chef d’entreprise cherche femme soumise pour jeux… » Nous nous étions fixés rendez-vous après quelques échanges de messages électroniques.
Au bout d’une dizaine de minutes, elle prononce quelques mots qui me sortent brusquement de ma léthargie « J’ai scrupuleusement suivi vos instructions ». Je finis de reprendre contact avec le monde réel en la dévisageant. Visage banal, cependant mis subtilement en valeur par un maquillage léger. Yeux d’un marron profond. Cheveux blonds sagement ordonnés. Je lui demande d’ôter son manteau qu’elle avait gardé sur elle malgré l’atmosphère chaude et embuée du café. Elle est habillée d’une veste de tailleur foncée sous laquelle on aperçoit un chemisier clair. La table cachant ses jambes, je ne peux pas pousser mes investigations plus avant pour l’instant. Reprenant enfin totalement la direction de notre rencontre, je lui ordonne fermement d’ouvrir sa veste et de défaire quelques boutons de son chemisier afin que je puisse m’assurer par moi-même qu’elle disait vrai. Ses gestes mal assurés trahissent un trouble intérieur mais elle ne se défile pas à mon ordre de telle sorte que je découvre les prémisses d’une lingerie noire. Cette impression première est tout à fait confirmée quand elle se penche vers moi : un regard en sa direction aura suffit pour qu’elle anticipe l’ordre qui allait venir. Par l’entrebâillement ainsi formé, je vois le haut d’un bustier dont les bonnets contiennent unepoitrine que je devine plutôt avantageuse.
M’ayant demandé la permission de me quitter pour quelques instants, je la regarde s’éloigner. De taille moyenne, elle est par contre parfaitement proportionnée. Sa jupe lui arrive juste au dessus du genou mais le styliste a pris soin d’y adjoindre une fente sur le côté qui permet à tout à chacun de discerner parfaitement une jambe longiligne, recouverte ce jour d’un voile noir. Même en me contorsionnant sur la banquette que j’occupe, je ne peux identifier si cette seconde peau laisse libre la zone située en haut des cuisses. Aucune marque ne me permet non plus de savoir ce qu’elle porte sous cette jupe qui, décidément, cache bien des mystères.
A peine revenue, je l’interroge « Bas ou collants ? ». Elle m’avoue sans détour porter des bas auto fixant. Dans toute autre situation, sa réponse m’aurait tout à fait satisfait mais je m’efforce de la tancer vertement. Je luis impose ensuite de décrire avec précision la pièce de lingerie qu’elle porte en complément de son bustier. Elle s’empresse de détailler une culotte en soie coordonnée, échancrée mais relativement couvrante, Je luis fais mille reproches encore pour ce choix, sans me préoccuper que les personnes attablées près de nous commencent à prêter l’oreille à notre conversation. Elle tente de se justifier, ce qui ne fait qu’empirer ma colère. Je coupe court à la discussion en lui lançant « Venez ! Vous allez être punie ! ». Nous sortons.